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Paris : la maternité Saint-Antoine ferme le 09 février

Article publié le 07/02/2012 à 14:50

Situé en plein coeur du XIIe arrondissement de Paris, l'hôpital de Saint-Antoine verra,le 09 février, ses activités de gynéco-obstétrique transférées dans deux autres établissements hospitaliers de la capitale.

Paris : la maternité Saint-Antoine ferme le 09 février

Vers un centre majeur de périnatalité à Trousseau

Annoncée depuis près de deux ans, la fermeture des activités de gynéco-obstétrique (maternité et centre IVG) de l'hôpital de Saint- Antoine dans le XIIe arrondissement de Paris prendra effet ce jeudi 09 février à 13h.

Validée par l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), cette fermeture rendre dans le cadre d'un "plan stratégique 2010-2014". Dans les activités susnommées seront transférées dans deux autres hôpitaux :

  • À l'hôpital Armand Trousseau, dans le XIIe arrondissement, le transfert de certaines activités permettrait ainsi le développement d'un "centre majeur de périnatalité". Selon le projet, 4000 accouchements devraient pouvoir y être pratiqués.
  • À l'hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement, "l'expertise dans la prise en charge de la femme et de la mère" sera développé. À cet effet un nouveau bâtiment devrait ouvrir en septembre prochain.

Pour le CHU de Saint-Antoine ce transfert d'activité est synonyme de place libre. Des surfaces que l'AP-HP a déjà prévu d'utiliser via l'installation d'autres activités "notamment en médecine polyvalente et en gériatrie".

Des centres de natalité déjà pleins

Pour les syndicats comme les associations de défenses des femmes, ce transfert d'activité est beaucoup grave qu'annoncé.

Sur la forme, les syndicats, CGT en tête, dénoncent un surbooking des centres ainsi qu'un manque d'information vis-à-vis de la population ."Nous sommes à cinq jours de la fermeture et le personnel est alarmé, car les urgences obstétricales ne désemplissent pas, faute de place dans les autres maternités de l'Est parisien" protestent les syndicats dans un communiqué commun.

Pour les associations de défense des femmes et des enfants c'est surtout la centralisation des naissances qui est contesté. Parlant de la création d'une véritable "usine à bébé", les associations regrettent ainsi la mort annoncée d'un suivi plus particulier de la mère et de son enfant.

"Les patientes iront où ? Dans des « accouchoirs », méga-plateaux réalisant plus de 3000 naissances par an (dont de très nombreuses césariennes) et renvoyant les mères et enfants 2 jours après l'accouchement" s'interroge ainsi le mouvement Ni Putes Ni soumises dans un communiqué.

Pour beaucoup, ce projet va "aggraver les conditions d'accueil et de prise en charge de la naissance et des IVG dans l'Est de la région".

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