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Mères porteuses : un commerce international

Article publié le 17/01/2012 à 16:52

Souvent dernière solution pour des familles d'avoir des enfants, le recours à la maternité de substitution ou mères porteuses est également un commerce international à la limite parfois de l'éthique.

Mères porteuses : un commerce international

Une procréation médicale détournée

Dans sa forme le recours aux mères porteuses soulève les polémiques. Dernière chance pour certaines familles, hérésie pour d'autres, cette méthode fait surtout les fruits d'un juteux commerce international.

Jouant des différences législatives internationales, de nombreuses entreprises n'hésitent pas à utiliser des populations défavorisées.

Dans son édition du 16 janvier, le magazine web Slate revient ainsi sur l'emploi de plus en plus important de mères porteuses indiennes.

"En général, la pratique est décrite comme un accord gagnant-gagnant entre les mères porteuses et ceux qui les embauchent ; les couples obtiennent le bébé qu'ils ont toujours voulu tandis que les femmes des pays pauvres gagnent en une simple gestation l'équivalent de plusieurs années de leur salaire habituel" explique le magazine.

Des mères porteuses privées de droit

Reprenant un article du Wall Street Journal (WSJ) daté de décembre 2010, Slate revient sur certains détournements législatifs d'une clinique américaine, PlanetHospital, spécialisée dans ces pratiques.

En employant des femmes indiennes comme mères porteuses pour 7500 à 9.000 dollars (6000 à 7000 euros) soit près de 12 fois le salaire annuelle de ces femmes, la clinique économise plus de 70 000 dollars au minimum par rapport à l'emploi de mères porteuses américaines.

De plus, cette internationalisation offre à PlanetHospital un pouvoir juridique impressionnant comme l'interdiction faite aux mères porteuses d'arrêter le processus de grossesse à partir d'une renonciation contractuelle de leur droit, interdiction qui serait impossible sur le territoire américain aux vues des lois en vigueur.

Des méthodes dangereuses

Pire encore, la santé même des mères porteuses est mise en danger via le recours à la césarienne pour chaque accouchement. Une automatisation d'ailleurs largement dénoncé par de nombreux experts médicaux américains.

"Cette procédure rend les naissances vaginales ultérieures plus périlleuses et pourrait ainsi mettre en danger les vies de mères porteuses pauvres n'ayant pas accès à des soins hospitaliers lors d'accouchements futurs" rappelle le magazine.

Des dispositions françaises très strictes

En France la "gestation pour autrui" reste interdite sur le territoire par un avis du Conseil d'État datant de mai 2009. Dans trois arrêts du 06 avril 2011, la cour de Cassation a par ailleurs confirmer le fait que les enfants nés de mères porteuses étrangères mais de parents français ne pouvaient prétendre par ce seul fait à la nationalité française.

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