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Le père de la fécondation in vitro est décédé

Article publié le 13/04/2013 à 10:39

Prix Nobel de physiologie et de médecine en 2010, Robert Edwards, le "découvreur" de la Fécondation in vitro (FIV), est décédé ce mercredi 10 avril à l'age de 88 ans.

Le père de la fécondation in vitro est décédé

Prix Nobel de physiologie et de médecine 2010

Robert Edwards, précurseur de la fécondation in vitro, est décédé le 10 avril 2013.

Né à Manchester en 1925, Robert Edwards obtient son professorat en 1955 à l’université d’Édimbourg en Écosse, grâce à une thèse sur le développement embryonnaire chez les souris. En 1963, il commence à travailler à l’université de Cambridge, très réputée pour ses innovations en matière de physiologie et de reproduction animale.

Très vite, il eut l’ambition d’étudier la fécondation in vitro, non pas sur les lapins, comme c’était le cas, mais sur les êtres humains.

Déjà papa de cinq filles, il parvient à donner la vie, en 1978, à Louise Brown via une fécondation in vitro.

Cette naissance a révolutionné la médecine de la reproduction et a été la première d’une longue liste. En trente ans, les techniques de la reproduction médicalement assistée (PMA) ont permis à de nombreux couples stériles de concevoir un enfant.

En 2010, il fut élu, à l’âge de 85 ans, prix Nobel de physiologie et de médecine « pour le développement de la fécondation in vitro. » Un homme que ces collègues considéraient comme quelqu’un d’une grande ouverture d’esprit.

La fécondation in vitro

La technique de la fécondation in vitro (FIV) qui fait partie des différentes techniques de Procréation médicalement assistée (PMA) consiste à prélever un ovule chez la future mère et à le mettre au contact des spermatozoïdes du père, dans un milieu nutritif qui favorisera la fécondation.

Une fois que la fécondation a eu lieu, l’œuf commence à se diviser. C’est cet œuf, cet embryon aux tout premiers stades de son développement qui est déposé à l’aide d’un cathéter (tube souple) dans l’utérus de la future mère. Si tout se passe bien l’œuf va alors se fixer sur la paroi utérine et s’y développer normalement.

Le taux de réussite de cette méthode est d’environ 20 % par essai en moyenne. En général, c’est l’implantation de l’œuf qui est la cause de l’échec, si l’ovule a bien été fécondé.

Cette technique a néanmoins permis à de nombreux couples hypofertiles de concevoir un ou plusieurs enfants. Il faut rappeler que la stérilité touche plus de 10 % des couples dans le monde.

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