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FIV : le problème de la transmission des maladies génétiques

Article publié le 27/09/2012 à 15:39

Au Danemark, un donneur de sperme atteint d'une maladie génétique a rendu malades plusieurs de ses progénitures. L'Angleterre, elle, a lancé un débat sur une technique qui pourrait permettre de transmettre moins de maladies à l'enfant en cas de FIV.

FIV : le problème de la transmission des maladies génétiques

Un donneur de sperme danois atteint d'une maladie génétique

Une banque de sperme danoise, Nordisk Cryobank, est confrontée à un véritable scandale sanitaire. Cette dernière aurait recueilli le sperme d'un donneur capable de transmettre une maladie génétique potentiellement grave, la neurofibromatose.

Cette maladie, aussi appelée Recklinghausen, provoque, en fonction des sujets, des taches beiges sur la peau, de l'hypertension, des déformations osseuses, une scoliose, des difficultés d'apprentissage, des nodules sur l'iris ou des tumeurs au nerf optique.

Le donneur aurait transmis cette maladie à 9 enfants sur les 43 dons réalisés avec son sperme. Le directeur général de Nordisk Cryobank, Peter Bower, indique que même si cette maladie ne provient pas toujours des parents, « dans ces cas-là, la maladie vient du donneur ».

En juin 2009, l'établissement aurait reçu un avertissement après qu'un enfant, conçu avec le sperme de ce donneur, soit né avec la maladie. Les dons en question ont été utilisés jusqu'en octobre 2009 dans plusieurs pays d'Europe et d'autres continents.

L'Angleterre aborde l'idée d'une tri-parentalité

L'Angleterre suscite le débat en ce qui concerne la possible création d'embryons à partir de 3 personnes pour essayer de réduire le nombre de maladies graves. La ville de Londres a donc lancé une consultation nationale pour évaluer l'opinion des Anglais à ce sujet.

Le principe de cette intervention est de créer, par fécondation in vitro (FIV), un embryon à partir de 3 personnes pour éviter le risque de transmettre une maladie mitochondriale grave dans le cas où la mère possède un gène qui pose problème.

Cette intervention crée la polémique étant donné que si elle était possible et autorisée, l'enfant possèderait 3 parents biologiques, le père, la mère et la donneuse d'ovocyte. L'enfant porterait donc l'ADN de ses parents et de la donneuse.

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