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L'Espagne remet en question l'IVG

Article publié le 27/07/2012 à 19:38

La loi pour l'IVG mise en place il y a 2 ans en Espagne pourrait subir quelques réformes par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy et le ministère de la Justice qui souhaitent restreindre le droit à l'avortement.

L'Espagne remet en question l'IVG

Une réforme du droit à l'avortement

Assez tardivement par rapport aux autres pays européens, l'Espagne n'a autorisé l'avortement qu'en 2010, soit, 35 ans après la France.

Selon la loi, les Espagnoles peuvent avorter jusqu'à la 14e semaine de grossesse sans avoir à se justifier, puis jusqu'à 22 semaines si la santé de la mère est en danger ou si le fœtus souffre de graves anomalies.

Le gouvernement de Mariano Rajoy et son ministre de la justice, Alberto Ruiz Gallardón, ne sont pas en accord avec cette loi et veulent réformer le droit à l'avortement, en interdisant l'IVG lorsque le fœtus est mal formé.

Selon Alberto Ruiz Gallardón, il n'est pas normal que l'enfant conçu ne soit pas protégé et que l'avortement soit autorisé parce que « le fœtus souffre d'un handicap ou d'une malformation. »

Lors de son arrivée au pouvoir, le ministre avait fait part de sa volonté de revenir à la loi de 1985 qui autorisait l'avortement uniquement en cas de viol, de malformations graves du fœtus ou de danger pour la mère.

L'annonce qu'il a faite concernant l'interdiction d'avorter en cas de malformations, elle, montre une volonté de revenir encore plus en arrière. L'Espagne rejoindrait ainsi Malte et l'Irlande en ce qui concerne les pays les plus restrictifs concernant l'avortement.

L'Espagne réagit

Les réactions ne se sont pas fait attendre. D'un côté, les militants « pro-vie » comparent cette annonce à une « percée historique ».

Selon le responsable de la fondation Talita, Felio Vilarrubias, « c'est une nouvelle merveilleuse, des milliers d'enfants à qui on ne voulait pas donner la vie vont pouvoir exister et mener une vie digne et heureuse. »

Les féministes et le parti de gauche, au contraire, s'inquiètent. Les défenseurs du droit à l'IVG estiment que restreindre le droit à l'avortement ne fera pas diminuer le taux d'IVG, mais augmenter les pratiques dangereuses.

D'après Luis Enrique Sanchez, président de la Fédération de la planification familiale, refuser « à des familles le droit de décider de poursuivre ou non la grossesse si les médecins annoncent que le bébé ne vivra pas plus de quelques heures ou qu'il ne quittera pas l'hôpital » va entraîner « beaucoup de souffrance ».

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