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Autisme : vers une nouvelle piste de traitement

Article publié le 07/02/2014 à 11:34

Une équipe de recherche de l’Inserm a mis en évidence le rôle de l’ocytocine, l’hormone de l’accouchement, dans le développement de certaines formes d’autisme. Suite à ces travaux, un traitement expérimental a été mis en place chez des souris. Les résultats, publiés dans Science s’avèrent très positifs.

Autisme : vers une nouvelle piste de traitement

Le déclenchement de l’accouchement et l’autisme

Selon les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’apparition de troubles autistiques serait liée dans certains cas, aux taux de chlore présent dans les neurones du nouveau-né.

De fait, ce taux de chlore neuronal est très élevé chez le bébé pendant la grossesse. Au moment de l’accouchement et pour protéger les neurones de l’enfant, l’ocytocine, qui est l’hormone qui va déclencher les contractions, fait chuter ce taux de chlore.

Des recherches sur des souris ont montré que, chez les animaux autistes, le taux de chlore neuronal reste élevé, et ce, même après la naissance.

Un traitement de prévention ?

Fortes de ces constats, les équipes du neurobiologiste Yehezkel Ben-Ari ont testé sur des souris un traitement diurétique visant à faire diminuer ce taux de chlore au moment de l’accouchement. Injecté à la mère, le traitement agissant comme l’ocytocine va empêcher le développement de troubles autistique.

Pour le moment, ce type de traitement préventif n’est pas applicable à l’Homme, les connaissances et techniques actuelles ne permettant pas de déterminer quelles sont les mères chez qui l’ocytocine pourrait être défaillante ni pour quelles grossesses. Enfin, il faut également rappeler que l’autisme de par ses formes et intensités très variées est un trouble encore très complexe.

Un traitement de confort ?

Si ce type de traitement n’est pas utilisable en prévention chez l’Homme, il serait néanmoins efficace à titre de soins chez l’enfant.

Des tests menés en 2012 par Yehezkel Ben-Ari et le pédopsychiatre Éric Lemonnier, sur une soixantaine d’enfants autistes âgés de 3 à 11 ans, montrent que l’utilisation de diurétique en traitement de fond serait efficace dans trois cas sur quatre. Ici, le diurétique permettrait de réduire sensiblement l’intensité des « symptômes » de l’autisme.

Les différentes équipes de recherche s’attachent désormais à développer un nouveau médicament sur la base de ces travaux.

(Image :Flickr - hepingting / CC-by-sa-2.0)

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