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L'accouchement avant terme présente des risques pour l'enfant

Article publié le 15/03/2012 à 14:37

Selon une étude britannique publiée au British Medical Journal, les enfants nés avant terme présenteraient une santé beaucoup plus fragiles dans leurs premiers années que les autres enfants. Jusqu'alors ce fait n'était entendu que pour la période néonatale.

L'accouchement avant terme présente des risques pour l'enfant

Des risques persistants dans les premières années de vie de l'enfant

C'est un fait entendu par l'ensemble de la communauté, la prématurité induit une santé plus fragile ou du moins à risque chez le nourrisson. Selon une récente étude britannique, cette fragilité s'étendrait en fait aux premières années de vie de l'enfant.

Menée sur près de 19 000 enfants nés entre 2000 et 2008 en grande britannique, l'étude s'est penchée sur les conséquences d'une naissance avant terme, plus exactement entre 37 et 41 semaines d'aménorrhée (SA) c'est-à-dire sans règles.

Dans les faits, cette période ne rentre pas dans les différents niveaux de prématurité définis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon l'OMS, le terme de prématuré n'est utilisable qu'en deçà de 37 semaines SA.

En d'autres termes, les risques pour la santé de l'enfant ainsi mis en évidence concerne les enfants nés juste avant terme de la grossesse, ouvrant un parallèle avec certains accouchements par césarienne planifiés sans raison médicales valables.

Le choix de la date d'accouchement n'est pas à prendre à la légère

Comptabilisant et analysant les différents indices de croissances des enfants suivis (poids, taille, indice de masse corporelle) mais également le nombre d'admission à l'hôpital et maladies infantiles déclarées, l'équipe britannique a ainsi mis en évidence un facteur risque plus élevé chez ces enfants nés avant-terme.

Parmi les risques évoqués, les infections gastro-intestinales et respiratoires sont les plus courantes.

"On savait déjà que les enfants nés quelques semaines en avance pouvaient avoir des risques de problèmes de santé dans la période néonatale" comme let docteur Jean-François Magny de l'Institut de puériculture et de périnatalogie de Paris.

"Ce que l'on découvre dans cette étude, c'est que les risques continuent au cours de la petite enfance" ajoute-t-il.

Pour le pédiatre, cette étude "conforte le message que nous essayons de faire passer auprès des mamans tentées de choisir la date de leur accouchement : pas de déclenchement ou de césarienne avant la 40e semaine d’aménorrhée sans raison médicale valable".

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